Imaginez un animal si rare que sa découverte a été qualifiée d’événement zoologique le plus spectaculaire du XXe siècle. Un animal si discret que seuls quelques rares chanceux ont pu croiser son regard. Voici l’histoire du Saola (Pseudoryx nghetinhensis), une créature fascinante qui oscille entre la réalité biologique et la légende mystique.

Une découverte qui a bouleversé la science
C’est en 1992, dans les montagnes reculées de la chaîne Annamitique, à la frontière entre le Vietnam et le Laos, que le monde a découvert l’existence du Saola. Ce fut le premier grand mammifère nouveau pour la science en plus de 50 ans.
Avec ses cornes droites et parallèles pouvant atteindre 50 cm et ses marques blanches distinctives sur le museau, il ressemble à une antilope, bien qu’il soit génétiquement plus proche des bovins sauvages.
Mythes et Légendes : La « Licorne d’Asie »
Pourquoi appelle-t-on le Saola la “Licorne d’Asie” ? Ce n’est pas parce qu’il n’a qu’une seule corne (il en a deux !), mais pour deux raisons fascinantes :
À l’instar de la créature mythique, le Saola est presque impossible à trouver. Il fuit tout contact humain.
De plus, lorsqu’on le regarde de côté, ses deux cornes semblent n’en former qu’une seule, une particularité qui a alimenté l’imaginaire des populations locales bien avant sa “découverte” officielle.

Le lien avec le Qilin
Dans certaines cultures locales, le Saola est parfois associé au Qilin, une chimère de la mythologie chinoise symbole de sérénité et de prospérité. On dit que le Qilin n’apparaît qu’en période de paix ou pour annoncer la naissance d’un grand sage. Le caractère paisible et solitaire du Saola renforce ce lien spirituel.
Dans la Mode et le Design : Les baskets “SAOLA Shoes”
C’est sans doute l’exemple le plus concret de “branding” inspiré par cet animal.
Cette marque française (née à Annecy) a choisi le saola comme nom et comme logo (une tête stylisée de l’animal).
Le choix n’est pas anesthésique ; il reflète l’engagement de la marque pour la biodiversité. Ils utilisent des matériaux recyclés et reversent une partie de leurs bénéfices à des projets de conservation (comme le Saola Working Group). C’est un exemple parfait de la manière dont une espèce “fantôme” devient le porte-étendard d’une économie durable.
Dans la Technologie et les Médias : “SAOLA Studio”
Le saola a inspiré la création d’un studio de production spécialisé dans l’immersion. SAOLA Studio crée des expériences en réalité augmentée (AR) et virtuelle (VR) pour sensibiliser le public. En collaboration avec de grands noms comme National Geographic ou le Musée National d’Histoire Naturelle à Paris. Par exemple, l’exposition “Revivre” utilise la réalité augmentée pour faire apparaître des animaux disparus ou menacés (dont le saola) devant les visiteurs, transformant la frustration de ne jamais le voir “en vrai” en une expérience artistique et éducative puissante.
“The Last Unicorn” de William de Buys
Si vous cherchez une référence littéraire majeure, c’est celle-ci.

- L’auteur raconte son expédition éprouvante dans les jungles du Laos à la recherche du saola. Ce n’est pas seulement un récit de voyage, c’est une méditation philosophique sur la disparition des espèces. Le saola y est décrit comme une sorte de “Saint-Graal” zoologique, presque surnaturel.
Dans les Arts Visuels et les Concours nationaux
- Peinture et Illustration : Le saola est un sujet de prédilection pour les illustrateurs de faune sauvage. L’artiste vietnamien Ngo Xuan Khoi, qui a remporté le concours pour la mascotte des SEA Games, a produit plusieurs esquisses et peintures du saola qui sont devenues les représentations les plus partagées de l’animal en Asie.
- L’Art Philatélique (Timbres) : Le Vietnam et le Laos ont émis plusieurs séries de timbres très prisés des collectionneurs. Ces “mini-peintures” sont souvent le seul moyen pour les citoyens locaux de visualiser l’animal. Le timbre vietnamien de 1993, émis juste après la découverte, est une pièce historique pour les naturalistes.
Statues et Art Public au Vietnam
- Le Parc National de Vu Quang : À l’entrée ou au cœur de certains parcs nationaux vietnamiens, on trouve des sculptures imposantes. Ces statues ne sont pas seulement décoratives ; elles servent de monuments à la mémoire de la découverte de 1992 et rappellent aux communautés locales l’importance de protéger leur forêt contre le braconnage.
- Installation éphémère : Lors des SEA Games à Hanoï, des statues géantes de la mascotte “Sao La” (version cartoon) étaient disposées partout dans la ville, créant un contraste saisissant entre l’animal sauvage et secret et sa représentation urbaine et joyeuse.
Jeux Vidéo et Simulations

Le saola apparaît souvent dans le monde des “mods” (modifications créées par les fans) pour des jeux comme Planet Zoo ou Zoo Tycoon. Les joueurs, conscients de sa rareté, créent des enclos ultra-détaillés pour essayer de “sauver” virtuellement l’espèce. C’est une forme de sensibilisation moderne où l’animal devient un personnage précieux dans un écosystème numérique.
Consulter aussi notre d’autre article: Reproduction du Saola : Comprendre la Vie de l’Animal le Plus Rare d’Asie
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